Des nouvelles pour la nouvelle année

            Je ne me souviens pas d’avoir commencé une année en étant aussi mal en point. J’ai une bronchite asthmatique qui me tue depuis quelques jours. Je déteste quand ça arrive parce que c’est presque impossible de prévoir d’avance que ce sera le cas… Au sens où même en faisant tout ce qu’il faut pour l’éviter, je ne peux pas empêcher que les conditions météorologiques entraîneront peut-être le parfait enchaînement de circonstances qui mènera à être emplie par ce mal et à passer mes journées mes nuits à tousser. Je suis fatiguée. Je manque d’air. Je me traîne… C’est paralysant en tout cas… et déprimant, mais ça va passer.

            J’ai aussi entrepris de me sevrer des gommes de nicotine pour la deuxième fois de ma vie et ce n’est pas de la tarte, ça non. C’est presque pire que les cigarettes en fait. C’est la même impression d’être gonflée et étourdie, mais sur le plan de l’humeur, il ne s’agit pas d’une simple mauvaise humeur. Le sevrage peut aller jusqu’à vous faire penser que ce serait une bonne idée de vous tuer. Ce n’est pas écrit sur le paquet de gommes et personne n’en parle, mais ça a fait ça à quelques personnes que je connais quand elles ont arrêté aussi. Ce n’est donc pas qu’à moi à qui cela fait cela. Tout ce qu’il y a à répondre à ces idées c’est de se répéter qu’il s’agit des effets du sevrage et de boire de la tisane au lieu de se jeter par la fenêtre. La nicotine est une horreur. C’est déprimant, mais ça aussi ça va passer.

            Ça veut dire que je n’ai pas fait grand-chose de mes vacances à part être malade et vraiment très très fatiguée. Comme je ne travaille pas cet hiver, ce n’est pas trop grave puisque j’aurai quand même du temps pour travailler sur mes projets. J’avais un très grand besoin de repos après tout ce que j’ai fait cet automne aussi. C’était vraiment beaucoup deux cours à l’université en plus de la surtâche au travail. Je suis quand même heureuse de l’avoir fait.

            Je pense que ma grande fatigue présente a en fait en partie à voir avec le fait que je ne sais pas si je veux continuer à travailler au même endroit, si je veux patienter en attendant d’avoir temps plein à cet endroit en espérant que les choses s’améliorent sur le plan humain ou si je veux en finir avec cet environnement de travail où je n’ai pas eu de très belles expériences depuis mon embauche. J’avais déjà un peu pensé à ça dans le passé, mais j’avais décidé que je voulais continuer à enseigner. Je le veux encore, mais je ne sais pas si je peux rester là après tout ce qui s’est passé et juste faire abstraction des personnes avec des comportements problématiques qui m’entourent là-bas. Il y a par contre aussi vraiment beaucoup de personnes que j’aime qui travaillent avec moi… c’est ce qui rend la décision plus difficile. Si tout le monde était insupportable et le travail pénible, je partirais sans me poser de questions, mais là c’est plus 5-6 personnes vraiment énervantes sur une soixantaine (ou plus si on compte l’ensemble du cégep), mais ces personnes prennent vraiment beaucoup de place et nuisent au bien-être des autres… pas seulement au mien, donc…

            Le collègue dont je parlais, qui m’a engueulée alors qu’il était complètement saoul, ce n’est pas la première fois qu’il fait ça… Il avait crié après un autre collègue quelques semaines plus tôt. Ce n’est malheureusement probablement pas la dernière fois qu’il le fait non plus… Il a essayé de me faire croire que s’il allait voir un psy, le psy lui dirait que c’est normal de crier après les autres au travail et qu’il devrait simplement se tenir loin des personnes comme moi… Il faut quand même être rendu assez loin dans son délire pour prétendre quelque chose comme ça… Comme mon ancienne amie qui me disait que c’était négatif de ma part de lui dire que de faire du mal à sa famille allait nuire à son estime d’elle-même à long terme… C’est sûr… c’est vraiment de la négativité et non une façon de prendre soin d’elle…

            Je suis un peu amère ces jours-ci, oui… Un peu beaucoup surprise de ce que les gens se racontent (et racontent aux autres) pour ne pas se remettre en question et continuer dans leurs comportements destructeurs. J’imagine que je devrais voir ça comme ma belle-sœur : des répliques de mauvais film comique… ou comme un ami : une pièce de théâtre absurde… Ça m’affecterait peut-être moins. Ça finira par passer… dans quelques jours au pire…

            Donc je me pose beaucoup de questions et je suis pas mal épuisée pour cette nouvelle année. Je suis aussi vraiment très triste et je n’arrive pas bien à identifier pourquoi ni à faire passer le sentiment même en m’occupant sainement. C’est lié en partie au sevrage. Je le sais parce que le nombre d’heures par jour où je suis triste diminue chaque jour… comme ma dépendance à la nicotine. C’est aussi lié en partie au fait que ma mère a appelé à Noël et que je ne voulais pas lui parler, mais je n’ai pas reconnu le numéro avant de répondre et j’ai donc en quelque sorte été prise pour le faire… Je m’en suis bien sortie, mais quand même… même si je sais qu’ils m’ont maltraitée et que je ne veux plus leur parler, il me reste des sentiments d’horreur et de tristesse sans fond quand je pense à mon enfance… quand je pense à mes parents. Et je ne sais pas vraiment comment faire pour me débarrasser de ces sentiments ou au moins les alléger un peu. Il faut faire un deuil que je ne sais pas par où commencer. J’ai parfois envie de changer d’identité, parce que j’ai l’impression que tant qu’ils savent que j’existe et peuvent me rejoindre, je n’aurai jamais réellement la paix. Et contrairement à mon ancienne amie et sa famille, je n’ai pas envie de faire du mal à mes parents. J’essaie de leur en faire le moins possible… au moins en ne disant pas des choses méchantes, en n’en rajoutant pas… J’aimerais qu’ils se posent plus de questions et aillent chercher de l’aide. Considérant qu’ils ne l’ont pas fait durant les neuf dernières années, ce serait étonnant qu’ils le fassent maintenant, mais on ne sait jamais.

            Je pense que je suis aussi triste parce que 2018 a été une année de beaucoup de séparations, même si ces séparations ont eu lieu pour le mieux dans la majorité des cas. Ça fait beaucoup de déceptions et de désillusions. Une personne me manque, mais elle est juste loin maintenant. Nous nous parlons encore et sommes en bons termes. Elle a dû quitter le pays et il faut que je finisse par l’accepter et que je travaille à me construire une meilleure vie aussi de mon côté.

            Pour ceux et celles tentés d’affirmer que les états négatifs que je vis présentement impliquent que ma thérapie ne fonctionne pas, c’est faux. Avant j’aurais recommencé à fumer ou je me serais saoulée jusqu’au point d’être inconsciente… J’aurais en tout cas fait quelque chose de très destructeur… donc oui, il y a du progrès. Je sais aussi que maintenant je ne resterai jamais plus, même brièvement, dans une relation violente. Qu’elle soit familiale, de travail, amicale ou amoureuse. Ça, c’est un progrès majeur.

            J’ai tout de même quelques objectifs enthousiasmants pour les prochains mois :

  • Je vais essayer de donner une forme et une direction plus claires et plus ordonnées au blogue.
  • Je vais commencer à y mettre des bandes dessinées dans les trois prochains mois.
  • Je vais faire mon premier cours de peinture.
  • Je vais de vendre un premier fanzine… mais j’ai surtout hâte de le fabriquer.
  • Je vais reprendre mes entraînements de yoga, de course et de natation.
  • Je vais essayer de terminer au moins un des livres sur lesquels je travaille.

            Malgré tous ces beaux projets (j’espère que vous en avez aussi) quelque chose manque et m’attriste… mais je ne sais pas ce que c’est… probablement un mélange de tout ce qui se passe… mais quand même, au début de cette nouvelle année, quelque chose manque et m’attriste infiniment.  Il ne me reste qu’à enquêter pour trouver ce que c’est et y remédier !

            L’enthousiasme et l’énergie de la nouvelle année finiront bien par arriver jusqu’à moi… Bonne nouvelle année à vous !

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2 réflexions sur “Des nouvelles pour la nouvelle année”

  1. Je ne sais pas ce que tu sous-entend par le terme mal-traité, mais c’est le même mot que j’emploi quand je parle de ma mère. Parfois j »hésite à lui donner des nouvelles, mais quand je repense au vécu ça me fait changer d’avis. Je ne suis pas encore adulte, j’aurais le temps de changer. Mais ma mère n’aura pas changé. D’ailleurs les rares fois où j’y vais j’ai l’impression de retourner à l’époque où j’y habitais encore.
    En tout cas bon courage pour ton arrêt à la clope, le travail, et tes nouveaux objectifs !

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    1. Il y a quelques articles où j’en parle dans ceux précédents et j’en parlerai probablement cette année encore, mais il s’agit surtout de maltraitante psychologique, par exemple de la manipulation et me dire des choses méchantes. Tu as raison: Nous changeons, mais ils ne changent pas. Ils ont souvent pris l’habitude de régler les questions dans leur esprit en se disant que c’est leur enfant le problème… Fais ce qu’il faut pour te protéger. Si un jour elle change réellement tu décideras ce que tu veux faire, mais d’ici-là c’est toi la plus importante. J’ai attendu trop longtemps avant de m’éloigner et je le regrette… Merci pour les souhaits! Je te souhaite une belle année aussi! Et maintenant que mon automne infernal est terminé je pourrai aller consulter davantage ton blogue avec plaisir. À plus!

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